vendredi 6 novembre 2009
Les liens du jour
dimanche 1 novembre 2009
mercredi 28 octobre 2009
Les liens du jour
1 - http://www.slate.fr/story/12119/il-ny-pas-de-«-vague-de-suicides»-france-telecomd'où
2 - http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-nouvelle-fable-des-abeilles.html
3 - http://parisquidort.blogspot.com/2009/10/mieux-cest-bien-et-reciproquement.html
Un texte merveilleux sur un blog merveilleux
4 - http://pink.reveries.info/post/2009/10/23/Je-ne-suis-pas-une-théorie
L'autre jour, je suis passée sur le blog d'MRY parce que j'avais envie de hurler, et que j'ai souvent envie de hurler quand je passe sur ce blog. Il y avait donc un texte du maître des lieux nar(v)rant, avec un effort minimum de style, sa nouvelle amitié pour un MtF. Je crois qu'à la fin de ma lecture, j'ai eu envie non seulement d'hurler, mais aussi de pleurer de rage. Cette lettre ouverte, en partageant beaucoup de mes pensées, pourrait y répondre.
5 - http://jezebel.com/5390228/disney-princesses-rely-on-good-looks-little-people--men-for-salvation
Passée le « ah-tiens-je-suis-étonnée-les-contes-de-fées-sont-là-pour-conserver-un-certain-ordre-établi », j'ai trouvé l'image rigolote.
6 - http://www.mauricedantec.com/article/article.php/article/l-etincelle-et-les-extincteurs
Si j'aimais les catégories, je crois que je mettrais ce lien dans celle du « texte le plus con du monde ». Je me rappelle Pascal Quignard qui, dans La Barque Silencieuse, dit que toute personne qui commente le suicide d'un individu est misérable (« Tout homme qui ose commenter la mort qu'un autre homme vient de se donner est un misérable », p.79). Alors certes ce n'est pas trop mon genre d'empêcher à quiconque de penser ce qu'il pense et de l'exprimer, mais voir la façon qu'a ce mort-vivant de Dantec, en « commentant » le suicide de Nelly Arcan, de tirer la couverture vers lui et ses idées de cerveau cramé m'exaspère. Pour rester polie, comme on dit.
lundi 26 octobre 2009
Citation
Dès qu'une irruption de mélancolie, même la plus bénigne, même la plus douce, te gagne sournoisement, il faut que tu l'étouffes dans l'œuf et sans états d'âmes. La nostalgie est une affaire de volonté affirmait Roman, on veut ou on ne veut pas se souvenir. Naturellement tu seras enclin à te souvenir, se souvenir est on ne peut plus normal ; tu auras même l'impression que ressasser le passé constitue pour toi une sorte de gymnastique identitaire, donc un exercice en réalité suicidaire qui te fera croire que tu ne viens pas de nulle part, que tu as des origines plus ou moins identifiables, plus ou moins honorables, des origines dont tu pourrais être raisonnablement fier (effectivement il n'y a pas de quoi être, même très modérément, fier de ses origines, et à présent que je pense être entièrement détaché de mon passé je sais que ce ne sont pas des choses de nature à légitimer un quelconque sentiment de fierté, c'est même tout le contraire et nous avons, j'ai moi-même, toutes les raisons d'avoir honte de mes origines, honte de tout ce qu'elles ne représentent pas, honte aussi de l'inertie bêtifiante, de la déperdition inéluctable et de l'anéantissement définitif que ces origines sous-tendent). Tout ce cheminement rétrospectif qui ne mène à rien, en tout cas à aucun point de départ, à aucune origine précise, toute cette agitation intérieure sans objet, tous ces liens imaginaires que tu serais parfois tenté de tisser avec le passé, eh bien tout cela n'est bien entendu qu'une gigantesque supercherie mortelle.
samedi 24 octobre 2009
Facebook, entomologie d'un point critique
Alors oui, cela fait très longtemps, peut-être même dès le départ, que certaines voix s'élèvent contre les « dangers » de Facebook. (Dans ma mémoire, cet article me paraissait le plus pertinent de tout ce que j'ai pu lire sur la question, bien qu'avec des soucoupes pleines de réserves). Loin de moi l'idée d'écrire pour vous prévenir de quoique ce soit, car je ne pense pas que Facebook soit dangereux. Que les choses soient claires : j'ai toujours trouvé que c'était un gros tas de merde, pas « dangereux » deux secondes, et au mieux, tout ce qui me ferait plaisir à la fin de votre lecture, c'est que vous n'y foutiez plus les pieds parce que vous trouvez ça chiant, chronophage et terriblement réel.
Au bout d'un certain temps, je me suis prise au jeu, accentué par le fait que n'ayant ni bureau, ni collègues qui vont avec, mes rencontres subies avec de l'humain non choisi, et les observations qui s'en suivent (et dont je commence à faire mon métier) peuvent vite s'apparenter à la morne plaine consacrée. Je suis donc devenue une « figure » de Facebook (entendez de mes 300 amis), à la valeur ajoutée définie par une activité et une réactivité notables – en particulier dans les running gags et autres jeux de langage a minima développés (pour ceux qui ne l'auraient pas vu, ce n'est pas vraiment sur Facebook qu'on peut tenir une conversation un tant soit peu valable – même si la notion est relative, tout un chacun peut s'en faire une idée). Envahie de socialité propre, comme un jeune prosélyte, j'ai expérimenté absolument tout ce qui, dans cette fameuse vie réelle, me donne envie de mourir : les ragots, les racontards, les qui a dit quoi sur qui, les non-mais-tu-as-vu-ce-qu'il/elle-raconte-qu'est-ce-t'-en-penses ?, le tout saucé d'objets propres à Internet, à savoir, par exemple, les screens provenant des murs d' « amis » oubliés (les mêmes partis en grande pompe et drama-queenage d'un « oublie-moi si tu peux » après moult vaudevilles ubuesques à tendance psycho-flippant – vous avez vu JF partagerait appartement ? Vous en avez une idée), et qui vous mettent borderline, parce que votre cerveau n'est pas encore assez développé pour, quand on vous menace de mort, ne pas paniquer comme un petit singe qui, dans la savane de nos ancêtres, se retrouve devant n'importe quel prédateur qui lui montre les dents. Il y a eu aussi les quiproquos, les mauvaises interprétations, les surveillances de murs comme on te colle un détective au cul, sauf que là, ça serait un détective un tout petit peu mongol, et même si ce n'est pas vraiment de sa faute ; comment pourrait-il comprendre un statut de 200 caractères qui fait suite à des paroles de chanson, à une discussion avec quelqu'un qu'il ne connaît pas, ou à tout autre manifestation d'écriture automatique sans plus de sens que rien du tout ?
lundi 19 octobre 2009
Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête
C'est l'histoire du type qui se suicide sur son balcon, d'une balle dans l'œil, et qui est laissé se décomposer à l'air libre par ses voisins de résidence californienne. Parce qu'on aurait dit un faux-cadavre-décoration de Halloween
jeudi 15 octobre 2009
Promo
La question du jour
Au départ, je voulais en faire une histoire spéciale dédicace pour toi, qui part à Portland dans quelques jours, mais ah ! Que ne vois-je ! Il s'agit en fait de Portland dans le Dorset, en Angleterre, et non pas de Portland en Oregon, aux États-Unis.
Non ?
mercredi 7 octobre 2009
Superfétation
Ça veut dire gestation d'un nouveau fœtus dans un utérus déjà rempli. Ou comment, alors qu'on est déjà enceinte, un nouvel embryon peut se développer à partir de l'ovule d'un cycle postérieur à la première grossesse. La chose est assez courante chez les lapins, les blaireaux, les chevreuils, les vaches ou encore les truies. Chez les chevaux ou les humains, elle est extrêmement rare et même dangereuse : la superfétation se soldant souvent par la mort du second fœtus, voire du premier, aussi. C'est pourtant ce qui vient d'arriver à Julia Grovenburg de l'Arkansas qui, après l'échographie de son fœtus « normal », s'est rendue compte qu'un second avait poussé, deux semaines et demie plus tard. Ce qui signifie que, si tout se passe « bien », Julia Grovenburg de l'Arkansas devra accoucher deux fois en deux mois. Et Sainte-Beuve disait « la nature veut qu'on jouisse de la vie le plus possible, et qu'on meure sans y penser ».mercredi 30 septembre 2009
Houra
mercredi 23 septembre 2009
Cornes féminines
Theodore Stankowich (Université du Massachusetts) et Tim Caro (Université de Californie) ont passé au crible d'un algorithme de reconstruction phylogénique 117 espèces de bovidés, classées par taille (des individus et du troupeau), habitat, comportement territorial et visibilité, et en ont conclu que plus une espèce était visible, plus les femelles avaient de chances d'avoir, comme les mâles, des cornes. L'hypothèse : ce serait donc pour se défendre contre des prédateurs et non pas pour combattre des rivales que ces femelles ont des cornes. Bon sang mais c'est bien sûr.
vendredi 18 septembre 2009
La France
Alors voilà, les mêmes députés payés « avec mes impôts » pour juger pertinente l'idée d'une coupure internet comme sanction d'un gravissime vol intellectuel, vont bientôt (si ce n'est déjà) se concentrer sur l'apposition de la mention « photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne » sur toutes les images « à but commercial » - avec amende de 37500€ à la clé pour non respect de cette loi hautement utile. Un peu, en gros, comme les « suggestion de présentation » des packs de nourriture industrielle. Fais gaffe, gros con, cette fumante et délicieuse croustade de moullasse qu'on te met sur l'emballage pour t'appâter pendant que tu défiles, l'air hagard, dans les linéaires de ton supermarché préféré, ne ressemblera en rien au flan au pâté qui finira, en vrai, dans ton assiette. Fais gaffe, grosse conne, cette fille aux jambes qui font 95% de sa taille totale et qui vante l'onguent anti-bourrelets X. n'existe pas et ne ressemble en rien au gros boudin que tu étais, es, et resteras, même si tu t'appliques matin midi et soir (et en lavements entre les deux) la crème sus-citée.





